VIRUS ET EVOLUTION

On a tendance à considérer le corps comme un organisme faible qui a besoin d’être renforcé à l’aide de vaccins et d’antibiotiques.

Ce raisonnement guerrier nie le fondement même de la vie.

Finissons-en avec la guerre aux virus et bactéries...

De nombreux scientifiques défendent l’idée que les mitochondries (éléments fournisseurs d’énergie de nos cellules) ont une origine bactérienne. Dans notre corps, une symbiose se crée entre tous les éléments.

Le virus, lui, est avant tout porteur d’une information qui va entraîner une modification de l’ADN.

Le virus est schématiquement constitué de deux parties : le génome, c’est-à-dire de l’ADN, donc une information et une enveloppe protectrice pour véhiculer cette information.

L’organisme peut : soit refuser le message de l’information, et l’enveloppe du virus lui servira à améliorer le système immunitaire, soit chercher à lire l’information, ce qui va entraîner une modification de son propre ADN, qui lui sera profitable pour son évolution et son adaptation.

Notre système immunitaire est avant tout un système de mémorisation et de communication ultra-perfectionné. Il gère les réactions et s’adapte en fonction de ce que l’organisme connaît.

L’être humain est une mémoire vivante ! Le corps cherche à aller à la rencontre de l’autre par l’intermédiaire des éléments extérieurs. Il facilite la circulation des informations microbiennes, afin de garantir l’harmonie. Il doit connaître et se confronter aux bactéries et autres virus pour se définir. C’est d’autant plus vrai chez les enfants, qui doivent contracter de multiples pathologies pour grandir, exister et se construire une identité. Le microbe est un grand allié de croissance. Lorsque le code de l’ADN du virus est « mieux » que le nôtre, l’ADN prend ce nouveau code.

Le microbe est donc un symbole de transformation, sa phobie peut se traduire comme une peur de l’évolution. La maladie est également un moyen d’évolution et de compréhension.

D’autre part, Jacqueline Bousquet, ancienne chercheuse du CNRS, définissait le rôle des bactéries comme étant les témoins et non les responsables de l’infection...

Extrait du livre " Notre réalité une illusion" de Marion Le Troquer

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